11.10.25

Jaisalmer

✴︎ la même musique indienne qui résonne dans la ville – les oiseaux qui gazouillent au-dessus de moi – les bâtiments dorés qui se reflètent sous le soleil – le chaï au lait de chamelle ✴︎

Cela fait quatre jours que je suis arrivée à Jaisalmer, je me suis fait totalement emportée par la magie de cette ville dorée.

Je ne me lasse pas de me balader dans l’immensité de la citadelle qui abrite la vieille ville, à chaque coin de rue, à chaque regard posé sur ces murs chauds, la beauté captivante des lieux me submerge. Je découvre au fil de mes pas de superbes havelis, finement dentelés, me rappelant par moment Grenade et son Alhambra, chaque édifice est une prouesse architecturale et une œuvre d’art. Et tous ces majestueux bâtiments tiennent debout grâce à un ingénieux système d’emboîtement, ne nécessitant ni eau ni ciment. Chaque élément, chaque détail qui compose la construction, aussi fin et précis soit-il, peux être retiré, déplacé, remplacé, sans rien endommager. C’est une prouesse d’autant plus captivante que le fort a été construit en 1156, comme quoi, nous n’avons rien inventé…

Journée après journée, je me vois arpenter et explorer les mêmes ruelles, les unes après les autres, je recroise les mêmes regards curieux, mais je ne m’en lasse pas. Ces couleurs chatoyantes, changeant au grès des heures de la journée, tout droit venue du désert, m’hypnotisent complètement. Je n’ai jamais rien vu de semblable. Lorsque la nuit tombe, la muraille s’illumine, de centaines de lumières qui l’éclairent de tout son long, tel un rêve profond.

Ce lieu me parle, ce lieu m’apaise, je m’y sens bien. Une énergie si particulière, si unique s’en dégage. Je comprends que l’on puisse être aspiré par cette ville, je le suis toute entière, par ce pays qui me chuchote à l’oreille, depuis si longtemps… Il y a peu d’endroits dans le monde qui me font sentir comme je me sens en Inde : à ma place, foncièrement, moi-même, libre, plus que nulle part ailleurs, invincible. Cela est précieux, je chéris ces moments, même dans les plus grands instants d’inconfort.

✴︎✴︎✴︎

One response to “11.10.25”

  1. nadiagay Avatar
    nadiagay

    Ca l’air d’etre totalement enchanté … beautiful ..

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  • 06.01.26

    le goût de l’odeur d’une tasse en argile – le tintement des cloches des pèlerins – les couleurs des saris et des légumes qui se confondent – les dattes agglutinées de sucre qui collent aux doigts

  • 04.01.26

    l’odeur des premières fleurs de bougainvillier – les enceintes du temple qui grésillent à pleins poumons – le palais illuminé aperçu au loin – le goût unique de l’Inde du Nord

  • 01.01.26

    le calme retrouvé d’une petite ville de campagne – la lumière dorée de fin de journée qui éclaire délicatement les dizaines de temples autour de moi – la douceur sucrée à base de date et de noix de cajou dont j’ignore le nom

  • 29.12.25

    le tableau vivant des bateaux qui ondulent sur l’eau du gange – la brume hivernale qui recouvre la ville – le goût unique du malayo, fondant et aérien – la nostalgie d’un endroit que je n’ai pas encore quitté

  • 11.12.25

    l’odeur de l’encens – le cliquetis feutré des malas – les paysages poussiéreux du Bihar – le goût salé et laiteux du pocha, le thé au beurre tibétain

  • 06.12.25

    le bruit de la ville qui ne s’arrête jamais – les tata trucks peinturlurés de tous côtés – le goût du marché aux fleurs

  • 31.11.25

    l’air pur des montagnes si précieux en Inde – la mélodie d’une flûte qui monte tendrement – les sommets himalayens qui se dévoilent à travers la brume – la tasse de thé fumante qui luit de ses reflets dorés

  • 26.11.25

    le manque de l’Inde

  • 23.11.25

    la pollution qui asphyxie mes poumons – la cacophonie de la ville – des murs imprégnés de rêves – le plaisir exquis d’une part de gâteau trop sucrée

  • 20.11.25

    comme un goût d’artificiel

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