
carnet de voyage
Ce blog est une envie, une envie de partager un bout de mon voyage, un fragment de mon expérience du sensible, de cette grande liberté. Pour me souvenir, bien sûr, mais surtout pour me donner le temps, le temps de poser sur le papier les mille émotions, sensations et frissons de vies qui me traversent. Ici je viens partager un morceau de ce voyage, mais ces lignes je les écrits d’abord pour moi, pour vivre et ressentir pleinement chaque pulsation autour de moi.
Je commence là où je suis tombée amoureuse pour la première fois : de cette énergie vibrante, de ces couleurs, de l’indescriptible sensation d’être au bon endroit, de ressentir un lieu jusque dans sa chair. C’était en février 2011, il y a quatorze ans, lorsque mes pas ont pour la première fois foulé le sol indien. Comme une évidence, c’est ici que commence ce voyage : un aller simple pour Delhi, un passeport français, un sac de 6kg, et c’est à peu près tout. Pour le reste, je n’en ai pas la moindre idée, et après tout, c’est aussi ça, la liberté ultime que je viens chercher dans ce voyage.
– Maïa

Voyager, pour une femme, c’est une mise à feu – de toutes les interdictions, de toutes les injonctions. C’est dire : “Je veux aller là-bas, et vouloir me suffit, personne ne m’en empêchera.” La liberté ne se demande pas poliment, elle se prend.
– Lucie Azema ✴︎

quelques profondeurs de mes méandres internes

l’odeur poudrée des épices dans la rue – la musique française exportée jusqu’en Inde (Aya Nakamura oui oui) – le spot caché qui donne une vue imprenable sur la ville – mon ventre qui prend son temps pour apprécier la cuisine indienne

l’odeur de l’essence – la musique américaine à fond dans la voiture – le coucou des enfants qui se rendent en bus a l’école – un repas partagé par terre à l’indienne

l’odeur poussiéreuse de Jaipur – le ronronnement du bus au rythme des klaxons – la première vache aperçue au bord de la route – le meilleur chaï que j’ai goûté jusqu’à présent

l’odeur du chaï fumant – le bruit des klaxons qui parlent leur propre langage – le trait délicat rouge vermillon dans la chevelure des femmes mariées – le goût du piment qui me brûle les lèvres
Un brin d’évasion dans ta messagerie à chaque nouvel article