04.01.26

Orchha

✴︎ l’odeur des premières fleurs de bougainvillier – les enceintes du temple qui grésillent à pleins poumons – le palais illuminé aperçu au loin – le goût unique de l’Inde du Nord ✴︎

À Orchha je m’y suis sentie en Inde, en plein dans ces ambiances que j’aime tant. L’Inde du Nord a ça de si spécial…

Mes premières impressions de la ville se sont dessinées dans la pénombre d’un début de soirée ; fraîchement arrivée d’une journée de train, je décide d’explorer la ville la nuit tombée afin de m’en imprégner doucement. J’arpente les rues agités et poussiéreuses et après seulement quelques mètres, je tombe nez à nez avec un immense palais illuminé, dont aucune barrière ne bloque l’accès. Je traverse la grande porte fortifiée et pénètre dans la première enceinte, j’y suis totalement seule, mon émerveillement comme seule compagnie. Sentiment magique, l’impression d’être arrivée dans un lieu secret, presque mystique, comme seule au monde. Difficile de faire meilleure première impression.

Je découvre le lendemain sous la lumière du jour les sublimes édifices de l’ancienne capitale princière, éblouissants de tous côtés, parfois entretenus, parfois totalement remis au lois de la nature, de ce style si unique mêlant influences rajpoutes et mogholes. Je m’y fais happer, complètement, dès les premiers instants, la stupéfaction intime emportant tout sur son passage. Le peu de touristes aux alentours me permettant de l’apprécier et de m’en imprégner avec beaucoup de lenteur et de subtilité, petit joyau encore bien préservé.

De la beauté plein les yeux, jour après jour, devant les multitudes de merveilles qui s’ouvrent à moi. C’est probablement une des choses qui me touche le plus profondément ici, cette beauté silencieuse, majestueuse, de ces forts et palaces bercés par les influences de l’histoire. Peu d’architecture m’émeut autant que l’architecture indo-islamique, marquée par des dynasties aux rayonnements passés. Orchha, tu me fais voyager dans le tréfonds de mon émerveillement, et tu ouvres d’innombrables fenêtres sur de nouveaux imaginaires rêvés, que c’est doux…

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  • 06.01.26

    le goût de l’odeur d’une tasse en argile – le tintement des cloches des pèlerins – les couleurs des saris et des légumes qui se confondent – les dattes agglutinées de sucre qui collent aux doigts

  • 04.01.26

    l’odeur des premières fleurs de bougainvillier – les enceintes du temple qui grésillent à pleins poumons – le palais illuminé aperçu au loin – le goût unique de l’Inde du Nord

  • 01.01.26

    le calme retrouvé d’une petite ville de campagne – la lumière dorée de fin de journée qui éclaire délicatement les dizaines de temples autour de moi – la douceur sucrée à base de date et de noix de cajou dont j’ignore le nom

  • 29.12.25

    le tableau vivant des bateaux qui ondulent sur l’eau du gange – la brume hivernale qui recouvre la ville – le goût unique du malayo, fondant et aérien – la nostalgie d’un endroit que je n’ai pas encore quitté

  • 11.12.25

    l’odeur de l’encens – le cliquetis feutré des malas – les paysages poussiéreux du Bihar – le goût salé et laiteux du pocha, le thé au beurre tibétain

  • 06.12.25

    le bruit de la ville qui ne s’arrête jamais – les tata trucks peinturlurés de tous côtés – le goût du marché aux fleurs

  • 31.11.25

    l’air pur des montagnes si précieux en Inde – la mélodie d’une flûte qui monte tendrement – les sommets himalayens qui se dévoilent à travers la brume – la tasse de thé fumante qui luit de ses reflets dorés

  • 26.11.25

    le manque de l’Inde

  • 23.11.25

    la pollution qui asphyxie mes poumons – la cacophonie de la ville – des murs imprégnés de rêves – le plaisir exquis d’une part de gâteau trop sucrée

  • 20.11.25

    comme un goût d’artificiel

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