31.11.25

Darjeeling

✴︎ l’air pur des montagnes si précieux en Inde – la mélodie d’une flûte qui monte tendrement – les sommets himalayens qui se dévoilent à travers la brume – la tasse de thé fumante qui luit de ses reflets dorés ✴︎

Une impression de m’être réveillée dans un conte pour enfant : les petites rues qui serpentent, l’air frais des montagnes, les plus hauts sommets du monde comme seul décor, le froid qui me pique le nez, la douceur des visages autour de moi. Je suis définitivement de retour en Inde – je me sens de nouveau à la maison – mais avec un mélange d’influences tibétaines et népalaises, cela donne quelque chose de plus aérien, plus voluptueux, plus réconfortant. Cela me fait du bien, cette bulle de douceur, après le long trajet pour arriver jusqu’ici : une journée entière sur la route, qui, il faut le dire, m’a retourné le ventre plus d’une fois. Place maintenant à ma première gorgée de thé – le darjeeling de printemps, un des meilleurs au monde.

Préparation du thé Darjeeling

~ Verser la quantité de thé à infuser dans une tasse (toujours avant l’eau)

~ Verser l’eau bouillante (ne jamais faire bouillir l’eau avec le thé, toujours avant)

~ Couvrir la tasse

~ Faire infuser 3 minutes

~ Verser le thé dans une nouvelle tasse en filtrant les feuilles afin de stopper l’infusion

~ Déguster !

Un goût de paradis dans cette ville perchée à flanc de montagne, sur fond d’Himalaya et de plantations de thé à l’infini. J’en ai rêvé pendant si longtemps, Darjeeling… occupant mes imaginaires de voyage comme tant d’autres avant elle : Istanbul, Téhéran, le plateau anatolien, les steppes d’Asie centrale… C’est un sentiment presque irréel d’être enfin ici, et chaque journée est un souffle d’exaltation sur la fraîcheur du monde.

Attablée à la mezzanine d’une petite cantine tibétaine croisée à tout hasard dans le dédale des ruelles du bazar. Un plat de chowmein à peine finis devant moi, le bruit des casseroles qui s’entrechoquent en fond sonore, une famille indienne à la table d’à côté venu s’y rassasier. À cet instant précis, la vie ne m’a jamais semblé si exquise.

Comment être repu de voyage, comment ? Quand la beauté du monde peut s’ouvrir à l’infini sur une succession de lieux rencontrés ou fantasmés. Je n’y suis qu’aux prémisses, les yeux grands ouverts, la soif de vivre, le cœur qui tambourine ; et ce n’est que le début.

✴︎✴︎✴︎

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  • 06.12.25

    le bruit de la ville qui ne s’arrête jamais – les tata trucks peinturlurés de tous côtés – le goût du marché aux fleurs

  • 31.11.25

    l’air pur des montagnes si précieux en Inde – la mélodie d’une flûte qui monte tendrement – les sommets himalayens qui se dévoilent à travers la brume – la tasse de thé fumante qui luit de ses reflets dorés

  • 26.11.25

    le manque de l’Inde

  • 23.11.25

    la pollution qui asphyxie mes poumons – la cacophonie de la ville – des murs imprégnés de rêves – le plaisir exquis d’une part de gâteau trop sucrée

  • 20.11.25

    comme un goût d’artificiel

  • 11.11.25

    les premières effluves de cuisine népalaise – le tintement du carillon sous la brise – les montagnes qui se découpent, telles des ombres chinoises, partout à l’horizon – le goût des momos tibétains qui fondent dans la bouche

  • 07.11.25

    de l’Inde au Népal

  • 06.11.25

    l’odeur fumeuse de la ville – le tintement joyeux des grelots secoués – les flammes hypnotiques qui dansent, toute la nuit durant

  • 31.11.25

    les effluves de poulet grillé – le bruit si familier et presque réconfortant des klaxons – la beauté époustouflante de cette finesse architecturale – le goût de l’Inde retrouvé

  • 28.10.25

    quelques sentiments d’inconfort

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