11.11.25

Tansen

✴︎ les premières effluves de cuisine népalaise – le tintement du carillon sous la brise – les montagnes qui se découpent, telles des ombres chinoises, partout à l’horizon – le goût des momos tibétains qui fondent dans la bouche ✴︎

À Tansen, un goût de paradis s’est immédiatement dessiné, plongée toute entière dans le rythme lent et contemplatif d’une petite bourgade népalaise nichée entre les montagnes. Mon auberge y est pour beaucoup – je dois le concéder – un havre de paix donnant une vue panoramique sur la vallée, les montagnes comme seul horizon. Je m’y suis immédiatement sentie bien, choyée par la douce compagnie de Danhe et Janaki qui tiennent cette maison d’hôte depuis près de quinze ans. Les journées ont défilé les unes après les autres, au rythme de lectures ensoleillés, de longues contemplations des premiers sommets himalayens aperçus, et des parties de cartes et de rires partagés avec Florie et Matthias, de passage aussi pour quelques jours. Il n’y a pas grand-chose à faire à Tansen, autre que se faire aspirer par un bonheur vif et immédiat : j’y ai plongée dès les premiers instants.

Revenons sur cette auberge : le genre de lieu qui a été aménagé et réajusté, année après année, par un œil chaleureux et un soucis du détail qui ne laisse rien au hasard. Une bulle de chaleur humaine et de sincérité. Des plantes choyés avec extase par la main aimante de Danhe, sur chaque rebord ensoleillé. Un carillon qui tinte gaiement a chaque passage de la brise. Des instants de vie partagés, du jardinage sur le petit terrain fleuri de la maison, de la cuisine népalaise sous le regard expert de Janaki et les rires de Florie et Matthias. Cette atmosphère si paisible, qui répare l’âme, après avoir été enivrée si intensément par le goût de l’Inde. On pourrait y rester longtemps, dans ce jardin d’Éden, retrouver un foyer chaleureux et aimant, se sentir chez soi un instant.

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  • 06.01.26

    le goût de l’odeur d’une tasse en argile – le tintement des cloches des pèlerins – les couleurs des saris et des légumes qui se confondent – les dattes agglutinées de sucre qui collent aux doigts

  • 04.01.26

    l’odeur des premières fleurs de bougainvillier – les enceintes du temple qui grésillent à pleins poumons – le palais illuminé aperçu au loin – le goût unique de l’Inde du Nord

  • 01.01.26

    le calme retrouvé d’une petite ville de campagne – la lumière dorée de fin de journée qui éclaire délicatement les dizaines de temples autour de moi – la douceur sucrée à base de date et de noix de cajou dont j’ignore le nom

  • 29.12.25

    le tableau vivant des bateaux qui ondulent sur l’eau du gange – la brume hivernale qui recouvre la ville – le goût unique du malayo, fondant et aérien – la nostalgie d’un endroit que je n’ai pas encore quitté

  • 11.12.25

    l’odeur de l’encens – le cliquetis feutré des malas – les paysages poussiéreux du Bihar – le goût salé et laiteux du pocha, le thé au beurre tibétain

  • 06.12.25

    le bruit de la ville qui ne s’arrête jamais – les tata trucks peinturlurés de tous côtés – le goût du marché aux fleurs

  • 31.11.25

    l’air pur des montagnes si précieux en Inde – la mélodie d’une flûte qui monte tendrement – les sommets himalayens qui se dévoilent à travers la brume – la tasse de thé fumante qui luit de ses reflets dorés

  • 26.11.25

    le manque de l’Inde

  • 23.11.25

    la pollution qui asphyxie mes poumons – la cacophonie de la ville – des murs imprégnés de rêves – le plaisir exquis d’une part de gâteau trop sucrée

  • 20.11.25

    comme un goût d’artificiel

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