07.11.25

Lumbini

✴︎ de l’Inde au Népal ✴︎

Arrivée au Népal.

Passage de la frontière sans encombre, trajet entre Varanasi et Lumbini très fluide, facile, rodée, je ressens les deux mois de voyages derrière moi. Je suis habituée, à l’aise, dans mon élément. Les réflexes sont là, pas de stress, pas de réservations ou de plans, juste la débrouille, et de ce côté-là, je maîtrise bien les codes. C’est agréable de se sentir si à l’aise dans son environnement. Et je pense que les personnes autour de moi le ressentent, rendant les choses encore plus faciles ; peu de tentatives d’arnaques, peu de rabatteurs, gentiment repoussés d’un geste de la tête, jamais d’insistance. La confiance et l’aise ont un effet remarquable, rendant tout si simple.

En Inde, mon prénom signifie illusion, puissance d’illusion du monde matériel ; au Népal, il signifie amour et tendresse. Je suis définitivement dans la bonne région du monde, le sourire esquissé sur chaque visage indien ou népalais qui entend mon prénom pour la première fois suffit à m’en convaincre.

Je ne suis au Népal que depuis quelques heures, et je constate déjà une atmosphère beaucoup plus calme que ce que j’ai connu ces derniers mois. C’est bien étrange après toutes ces semaines plongée dans cette effervescence indienne que j’aime tant, il s’agit ici de tout autre chose. J’ai hâte de prendre le temps d’apprivoiser ce nouvel environnement et de m’explorer et m’observer en son sein. Pour l’instant le Népal me fait l’effet d’une douce caresse sur le cœur. Nous verrons ce que nous réserve la suite…

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  • 06.01.26

    le goût de l’odeur d’une tasse en argile – le tintement des cloches des pèlerins – les couleurs des saris et des légumes qui se confondent – les dattes agglutinées de sucre qui collent aux doigts

  • 04.01.26

    l’odeur des premières fleurs de bougainvillier – les enceintes du temple qui grésillent à pleins poumons – le palais illuminé aperçu au loin – le goût unique de l’Inde du Nord

  • 01.01.26

    le calme retrouvé d’une petite ville de campagne – la lumière dorée de fin de journée qui éclaire délicatement les dizaines de temples autour de moi – la douceur sucrée à base de date et de noix de cajou dont j’ignore le nom

  • 29.12.25

    le tableau vivant des bateaux qui ondulent sur l’eau du gange – la brume hivernale qui recouvre la ville – le goût unique du malayo, fondant et aérien – la nostalgie d’un endroit que je n’ai pas encore quitté

  • 11.12.25

    l’odeur de l’encens – le cliquetis feutré des malas – les paysages poussiéreux du Bihar – le goût salé et laiteux du pocha, le thé au beurre tibétain

  • 06.12.25

    le bruit de la ville qui ne s’arrête jamais – les tata trucks peinturlurés de tous côtés – le goût du marché aux fleurs

  • 31.11.25

    l’air pur des montagnes si précieux en Inde – la mélodie d’une flûte qui monte tendrement – les sommets himalayens qui se dévoilent à travers la brume – la tasse de thé fumante qui luit de ses reflets dorés

  • 26.11.25

    le manque de l’Inde

  • 23.11.25

    la pollution qui asphyxie mes poumons – la cacophonie de la ville – des murs imprégnés de rêves – le plaisir exquis d’une part de gâteau trop sucrée

  • 20.11.25

    comme un goût d’artificiel

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