31.11.25

Lucknow

✴︎ les effluves de poulet grillé – le bruit si familier et presque réconfortant des klaxons – la beauté époustouflante de cette finesse architecturale – le goût de l’Inde retrouvé ✴︎

Pour me rendre à Varanasi depuis Rishikesh, je décide de m’arrêter sur la route à Lucknow. Capitale de l’Uttar Pradesh, à mis-chemin, cela me permet de faire une petite pause, d’une journée seulement. Je n’ai pas particulièrement envie de rester dormir dans la capitale fourmillante et languit de retrouver Varanasi.

Deux bus de nuit consécutifs, une journée entière pour profiter de la ville, cela me semble parfait. J’arrive donc à 8h, encore chaude de la nuit, fraîche comme un gardon, prête à explorer la ville, ma maison sur le dos pour la journée. Et je ne suis pas déçue.

Je retrouve immédiatement mon Inde, celle qui m’avait tant manqué à Rishikesh, brute, réelle, sans vernis, mais d’une beauté et d’une finesse bien supérieure.

J’arpente les grandes allées poussiéreuses, des effluves de poulet grillé parcourent la rue, rare odeur pour un pays principalement végétarien, je suis dans le quartier musulman, les têtes se couvrent, la volaille coasse, entassée dans des cages, mais surtout, par dessus tout le reste, cette architecture moghole, qui apparaît sans prévenir, au coin d’une rue, d’une humilité bouleversante, majestueuse.

Je m’y régale, et m’en délecte toute la journée, entre deux demandes de selfies et beaucoup de regards curieux. Je regagne à la nuit tombée mon carrosse roulant pour un sommeil réparateur. Les bus indiens me sont d’un grand confort. Je serai à Varanasi à l’aube.

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  • 06.01.26

    le goût de l’odeur d’une tasse en argile – le tintement des cloches des pèlerins – les couleurs des saris et des légumes qui se confondent – les dattes agglutinées de sucre qui collent aux doigts

  • 04.01.26

    l’odeur des premières fleurs de bougainvillier – les enceintes du temple qui grésillent à pleins poumons – le palais illuminé aperçu au loin – le goût unique de l’Inde du Nord

  • 01.01.26

    le calme retrouvé d’une petite ville de campagne – la lumière dorée de fin de journée qui éclaire délicatement les dizaines de temples autour de moi – la douceur sucrée à base de date et de noix de cajou dont j’ignore le nom

  • 29.12.25

    le tableau vivant des bateaux qui ondulent sur l’eau du gange – la brume hivernale qui recouvre la ville – le goût unique du malayo, fondant et aérien – la nostalgie d’un endroit que je n’ai pas encore quitté

  • 11.12.25

    l’odeur de l’encens – le cliquetis feutré des malas – les paysages poussiéreux du Bihar – le goût salé et laiteux du pocha, le thé au beurre tibétain

  • 06.12.25

    le bruit de la ville qui ne s’arrête jamais – les tata trucks peinturlurés de tous côtés – le goût du marché aux fleurs

  • 31.11.25

    l’air pur des montagnes si précieux en Inde – la mélodie d’une flûte qui monte tendrement – les sommets himalayens qui se dévoilent à travers la brume – la tasse de thé fumante qui luit de ses reflets dorés

  • 26.11.25

    le manque de l’Inde

  • 23.11.25

    la pollution qui asphyxie mes poumons – la cacophonie de la ville – des murs imprégnés de rêves – le plaisir exquis d’une part de gâteau trop sucrée

  • 20.11.25

    comme un goût d’artificiel

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