20.10.25

Varanasi

✴︎ pourquoi le voyage ? ✴︎

Je déambule dans les rues étroites de Varanasi, je me sens bien, je retrouve l’Inde dont je suis tombée amoureuse, avec toutes ces ambiances. Ces ambiances… Je crois que c’est en partie pour ça que je voyage : retrouver des ambiances, y être aspirée, happée, complètement. Cela ne me fait pas cet effet partout : dans certains lieux seulement, que je chéris tout au fond de mon cœur. Istanbul, Paris, Menton, le sud de la France de ma tendre enfance, l’Italie dans toute sa diversité, l’Inde… J’aime si profondément ces lieux, je ne serais rien sans eux.

Hier, un colombien rencontré sur mon chemin me questionne sur les raisons de mon voyage. Pourquoi le voyage ? Bonne question. La réponse est loin d’être évidente, il faut plonger tout au fond de soi-même, avec toute l’humilité et la sincérité possible.

Pourquoi le voyage ?

Pour être libre d’abord, bien sûr. Expérimenter cette vraie liberté, totale, absolue, loin de toutes contraintes. Vivre cette ivresse de ne répondre qu’à mes désirs et à mes envies, m’autoriser à plonger dans cette liberté enivrante, pour la première fois de ma vie. Pour me découvrir aussi, essayer de me rencontrer, vraiment, loin de mon cadre habituel, loin des projections et des attentes plaqués sur moi, m’expérimenter en tant qu’être, sans l’avoir, le savoir ou l’histoire. Le travail de toute une vie, indéniablement. Pour ouvrir les yeux en grand, sur les portes du monde, prendre quelques coups, trouver de l’humilité dans l’apprentissage des autres, savoir ne rien savoir, mettre de la distance avec les petites choses qui accaparent tout notre temps et notre énergie et qui n’ont finalement aucune importance. Pour retrouver mon premier amour, mon Inde adorée, qui m’enivre et me bouscule à chaque instant, et fait gonfler mon cœur à chaque battement. Cette dernière raison se suffit à elle-même et justifie tout le reste. Moi, elle me suffit.

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  • 06.01.26

    le goût de l’odeur d’une tasse en argile – le tintement des cloches des pèlerins – les couleurs des saris et des légumes qui se confondent – les dattes agglutinées de sucre qui collent aux doigts

  • 04.01.26

    l’odeur des premières fleurs de bougainvillier – les enceintes du temple qui grésillent à pleins poumons – le palais illuminé aperçu au loin – le goût unique de l’Inde du Nord

  • 01.01.26

    le calme retrouvé d’une petite ville de campagne – la lumière dorée de fin de journée qui éclaire délicatement les dizaines de temples autour de moi – la douceur sucrée à base de date et de noix de cajou dont j’ignore le nom

  • 29.12.25

    le tableau vivant des bateaux qui ondulent sur l’eau du gange – la brume hivernale qui recouvre la ville – le goût unique du malayo, fondant et aérien – la nostalgie d’un endroit que je n’ai pas encore quitté

  • 11.12.25

    l’odeur de l’encens – le cliquetis feutré des malas – les paysages poussiéreux du Bihar – le goût salé et laiteux du pocha, le thé au beurre tibétain

  • 06.12.25

    le bruit de la ville qui ne s’arrête jamais – les tata trucks peinturlurés de tous côtés – le goût du marché aux fleurs

  • 31.11.25

    l’air pur des montagnes si précieux en Inde – la mélodie d’une flûte qui monte tendrement – les sommets himalayens qui se dévoilent à travers la brume – la tasse de thé fumante qui luit de ses reflets dorés

  • 26.11.25

    le manque de l’Inde

  • 23.11.25

    la pollution qui asphyxie mes poumons – la cacophonie de la ville – des murs imprégnés de rêves – le plaisir exquis d’une part de gâteau trop sucrée

  • 20.11.25

    comme un goût d’artificiel

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