Pushkar
✴︎ l’odeur de la vase – les percussions qui font vibrer le corps jusque dans le cœur – les innombrables ghats qui descendent dans le lac – les momos tibétains au fromage de yak ✴︎

Ce matin, ce sont mes dernières heures à Pushkar, je déguste un dernier chaï, dans mon petit café favori, à l’épicentre de l’activité de la ville. D’ici, je peux observer les allées et venues des vaches, tuk-tuks, scooters, babas à dreads, musiciens, vendeurs de rue ou enfants tentant de grappiller quelques roupies à coup de tour de magies ou d’acrobaties. Je prends la route aujourd’hui pour Varanasi, un long trajet en bus m’attend d’une journée et d’une nuit entière.
Mon séjour à Pushkar est passé très vite, me filant entre les doigts, j’y suis pourtant restée cinq nuits. J’ai trouvé ici un petit havre de paix, les journées défilant les unes après les autres, s’étirant en longues discussions de plusieurs heures, à boire du chaï et à observer la vie s’agiter autour de nous. Un doux refuge sans plus aucunes contraintes ou horaires, simplement le flot, de la vie et des rencontres.
La ville est toute petite, elle s’articule toute entière autour d’un lac, auquel on accède grâce aux 52 ghats qui y descendent (escaliers menant à l’eau). Chaque soir, des cérémonies ont lieu au rythme des percussions, des offrandes de fleurs offertes aux flots sacrés.

Les très nombreux temples découpent la ville, parfois cachés dans une ruelle, parfois surplombant la cité, au rythme des percussions et des hippies que l’on retrouve à chaque coin de rue. L’ambiance est calme, paisible, et donne envie de prendre son temps. Pushkar est décidément le royaume des babas, dans sa version plus peaceful que fêtarde. Je recroise journée après journée les mêmes visages que je reconnais avec quelques sourires ou salutations. Pushkar est un petit écosystème, pas bien grand, et cela constitue aussi une partie de son charme.
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