06.10.25

Jodhpur

✴︎ l’odeur de bouse de vache qui embaume la rue – les percussions des tambours qui résonnent – les vautours qui tournois au-dessus du fort – la limonade fraîche sucré et salé ✴︎

Cela fait maintenant trois nuits que je suis à Jodhpur, les jours sont passés vite, j’en ai savouré chaque seconde. La ville bleue m’a ensorcelée, dès ses premiers instants.

Quelques retrouvailles qui réchauffent le cœur, des discussions passionnantes, des heures durant, à en oublier le temps. La compagnie fait sans doute beaucoup, mais le charme discret de la ville en constitue l’essence. Une ville colorée qui s’étale, quelques lieux à visiter, le fort qui surplombe tout le reste, rien de plus, les voyageurs ne s’y attardent jamais plus de deux jours, trop petit me dit-on. Mais c’est dans le dédale de ces ruelles, lorsqu’on prend la peine de s’y attarder, que le charme opère. Les yeux levés un instant, des bâtiments mélancoliques d’un prestige passé, des couleurs chatoyantes d’une infinie intensité, une délicatesse architecturale à chaque coin de rue, pour celui ou celle qui sait s’y attarder.

Je me suis plu à Jodhpur, tout de suite, c’est sans doute ma ville préférée depuis le début de mon voyage, de son charme discret, bien moins prétentieuse qu’Udaipur ou Jaipur, elle me chuchote à l’oreille.

J’y ai trouvé quelques merveilleuses petites adresses : un marchand de tissus, mon paradis sensitif, d’une délicatesse et d’une qualité inégalable ; un café enveloppant, dans la pénombre de sa décoration mystique, au rythme des pulsations magnétique de la musique. J’en garde une mémoire acidulée, pleine de tendresse.

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  • 06.01.26

    le goût de l’odeur d’une tasse en argile – le tintement des cloches des pèlerins – les couleurs des saris et des légumes qui se confondent – les dattes agglutinées de sucre qui collent aux doigts

  • 04.01.26

    l’odeur des premières fleurs de bougainvillier – les enceintes du temple qui grésillent à pleins poumons – le palais illuminé aperçu au loin – le goût unique de l’Inde du Nord

  • 01.01.26

    le calme retrouvé d’une petite ville de campagne – la lumière dorée de fin de journée qui éclaire délicatement les dizaines de temples autour de moi – la douceur sucrée à base de date et de noix de cajou dont j’ignore le nom

  • 29.12.25

    le tableau vivant des bateaux qui ondulent sur l’eau du gange – la brume hivernale qui recouvre la ville – le goût unique du malayo, fondant et aérien – la nostalgie d’un endroit que je n’ai pas encore quitté

  • 11.12.25

    l’odeur de l’encens – le cliquetis feutré des malas – les paysages poussiéreux du Bihar – le goût salé et laiteux du pocha, le thé au beurre tibétain

  • 06.12.25

    le bruit de la ville qui ne s’arrête jamais – les tata trucks peinturlurés de tous côtés – le goût du marché aux fleurs

  • 31.11.25

    l’air pur des montagnes si précieux en Inde – la mélodie d’une flûte qui monte tendrement – les sommets himalayens qui se dévoilent à travers la brume – la tasse de thé fumante qui luit de ses reflets dorés

  • 26.11.25

    le manque de l’Inde

  • 23.11.25

    la pollution qui asphyxie mes poumons – la cacophonie de la ville – des murs imprégnés de rêves – le plaisir exquis d’une part de gâteau trop sucrée

  • 20.11.25

    comme un goût d’artificiel

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