Jodhpur
✴︎ l’odeur de bouse de vache qui embaume la rue – les percussions des tambours qui résonnent – les vautours qui tournois au-dessus du fort – la limonade fraîche sucré et salé (!!) ✴︎

Cela fait maintenant trois nuits que je suis à Jodhpur, les jours sont passés vite, j’en ai savouré chaque seconde. La ville bleue m’a ensorcelée, dès ses premiers instants.
Quelques retrouvailles qui réchauffent le cœur, des discussions passionnantes, des heures durant, à en oublier le temps. La compagnie fait sans doute beaucoup, mais le charme discret de la ville en constitue l’essence. Une ville colorée qui s’étale, quelques lieux à visiter, le fort qui surplombe tout le reste, rien de plus, les voyageurs ne s’y attardent jamais plus de deux jours, trop petit me dit-on. Mais c’est dans le dédale de ces ruelles, lorsqu’on prend la peine de s’y attarder, que le charme opère. Les yeux levés un instant, des bâtiments mélancoliques d’un prestige passé, des couleurs chatoyantes d’une infinie intensité, une délicatesse architecturale à chaque coin de rue, pour celui ou celle qui sait s’y attarder.

Je me suis plu à Jodhpur, tout de suite, c’est sans doute ma ville préférée depuis le début de mon voyage, de son charme discret, bien moins prétentieuse qu’Udaipur ou Jaipur, elle me chuchote à l’oreille.
J’y ai trouvé quelques merveilleuses petites adresses : un marchand de tissus, mon paradis sensitif, d’une délicatesse et d’une qualité inégalable ; un café enveloppant, dans la pénombre de sa décoration mystique, au rythme des pulsations magnétique de la musique. J’en garde une mémoire acidulée, pleine de tendresse.
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