26.09.25

Bundi

✴︎ l’odeur du chaï, toujours, mon ultime plaisir – le tintement de la cloche à chaque passage devant le temple – des buffles dont les cornes sortent à peine de l’eau – un délicieux lassi safran cardamome ✴︎

Une nouvelle journée, passée si rapidement : un réveil nocturne transpirant ; un chaï face au lac ; un peu de marche ; un instant d’exaltation face à la vie, et à moi-même ; une après-midi de vadrouille avec mon guide à dos de moto ; et un peu de lecture.

Depuis mon arrivée à Bundi, la ville me semble bien calme et paisible face au chaos électrique de Jaipur, j’y trouve beaucoup de douceur, une envie de ralentir. Les rues sont moins bruyantes, des fresques colorés rythment les carrefours, des parades de singes et de vaches défilent sur les routes, le fort domine la ville. Une rare tranquillité que je savoure pour une ville indienne.

C’est si agréable de n’être stimulé que par la vie qui s’agite autour de soi, la curiosité de la découverte, l’introspection, la lecture apaisée de quelques lignes. C’est si agréable de ne plus être agressé de toute part, par les médias, les écrans, les rêves et les projections des autres, le son, l’image, constamment …

C’est si agréable de s’accorder tous ces instants précieux, qui n’appartiennent qu’à moi, de lecture, d’écriture, de contemplation, d’éparpillements cognitifs. J’aime tant prendre ces espaces, les incarner pleinement, ma solitude est ma plus grande préciosité. Il faut que je me rappelle, toujours, de la préserver, dans les trop chaudes effusions humaines. Au fond de moi se cache une grande solitaire, elle se dévoile peu à peu, les vestiges enfouis d’une enfance unique, sans doute, et de modèles qui ont toujours chéris ces instants pour soi, un bien grand cadeau.

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  • 06.01.26

    le goût de l’odeur d’une tasse en argile – le tintement des cloches des pèlerins – les couleurs des saris et des légumes qui se confondent – les dattes agglutinées de sucre qui collent aux doigts

  • 04.01.26

    l’odeur des premières fleurs de bougainvillier – les enceintes du temple qui grésillent à pleins poumons – le palais illuminé aperçu au loin – le goût unique de l’Inde du Nord

  • 01.01.26

    le calme retrouvé d’une petite ville de campagne – la lumière dorée de fin de journée qui éclaire délicatement les dizaines de temples autour de moi – la douceur sucrée à base de date et de noix de cajou dont j’ignore le nom

  • 29.12.25

    le tableau vivant des bateaux qui ondulent sur l’eau du gange – la brume hivernale qui recouvre la ville – le goût unique du malayo, fondant et aérien – la nostalgie d’un endroit que je n’ai pas encore quitté

  • 11.12.25

    l’odeur de l’encens – le cliquetis feutré des malas – les paysages poussiéreux du Bihar – le goût salé et laiteux du pocha, le thé au beurre tibétain

  • 06.12.25

    le bruit de la ville qui ne s’arrête jamais – les tata trucks peinturlurés de tous côtés – le goût du marché aux fleurs

  • 31.11.25

    l’air pur des montagnes si précieux en Inde – la mélodie d’une flûte qui monte tendrement – les sommets himalayens qui se dévoilent à travers la brume – la tasse de thé fumante qui luit de ses reflets dorés

  • 26.11.25

    le manque de l’Inde

  • 23.11.25

    la pollution qui asphyxie mes poumons – la cacophonie de la ville – des murs imprégnés de rêves – le plaisir exquis d’une part de gâteau trop sucrée

  • 20.11.25

    comme un goût d’artificiel

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