Jaipur
✴︎ l’odeur poudrée des épices dans la rue – la musique française exportée jusqu’en Inde (Aya Nakamura oui oui) – le spot caché qui donne une vue imprenable sur la ville – mon ventre qui prend son temps pour apprécier la cuisine indienne✴︎

Ce matin, mon ventre fait des siennes, mon esprit est bien arrivé à Jaipur et s’en régale à chaque instant, mais mon estomac met plus de temps à suivre.
Je commence ma journée par arpenter les rues agitées de mon quartier, en plein centre de la Pink City ; un joyeux bazar entre le trafic ininterrompu et rythmé par toute sorte de klaxons et de bruits de moteurs, les vaches qui vaquent paisiblement à leurs occupations, et les échoppes en tout genre. Je me sens bien parmi toutes ces ruelles.
Je fais le constat de n’avoir croisé depuis mon arrivée aucun touriste dans les rues, excepté dans quelques lieux emblématiques, mon hostel également est quasiment vide. Il parait que ce n’est pas encore la bonne saison pour venir à Jaipur, moi je m’y plais parfaitement.

Les indiens sont toujours aussi avares de conversation, et bien curieux de savoir ce que fait une jeune française ici. Je constate que ces échanges n’ont lieu qu’avec des hommes, les femmes étant reléguées aux espaces intérieurs, elles occupent très peu de place dans l’espace public et ne parlent que très peu anglais, mes échanges avec elles se sont pour l’instant limités à de francs sourires (de très beaux sourires ceci-dit). À défaut de communiquer avec elles, je m’émerveille chaque jour un peu plus de l’élégance et du raffinement de leurs saris colorés.
Parmi mes nombreux échanges journaliers, je me vois recommander un petit escalier au coin d’une rue qui me donne accès à une vue imprenable sur la ville. Je suis sur le toit d’un bâtiment commercial : une fabrique et une boutique de bijoux, comme il y en a beaucoup à Jaipur. J’y croise un des designers de la boutique, qui connais très bien la France pour s’y rendre très régulièrement pour le travail. Il m’invite à visiter sa boutique et ses ateliers, une carte de la France épinglée sur le mur, et même une recommandation du petit futé, improbable !


Au cours de mes déambulations, j’ai également testé pour vous le tuk-tuk sous la pluie, entre des ruelles pavés et pleines de trous, avec une voiture et un scooter en face, et un autre tuk-tuk derrière nous, une vraie aventure !
Je finis la journée sur le toit de la boutique de mes amis indiens, un grand barbecue composé d’un plat mijoté pendant des heures, un grand tapis, beaucoup d’indiens, et quelques étrangers croisés sur le chemin : une grecque en stage à Jaipur, un italien qui travaille à Dubaï, et deux mexicains de passage. Une joyeuse soirée, simplement un poil trop épicé.
Je ne suis pas sûre de continuer ce rythme journalier, bien que je sois sûre que cela plaise beaucoup à mon auditoire ( ; Je ne me mets pas de contrainte, et prends le luxe d’adapter mon rythme à mes envies.
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