17.09.2025

Jaipur

Aujourd’hui je quitte Delhi, je ne voulais pas rester longtemps dans la capitale fourmillante, simplement de quoi me remettre sur pied après mon vol.

Sur les conseils de Vedas, rencontré à mon auberge à Delhi, je prends un bus, bien plus confortable et facile que les trains me dit-il. J’écoute les conseils avisés des connaisseurs, bien que je me tarde à expérimenter le chaotique réseau ferroviaire indien.

Le tuk-tuk pour m’amener à mon bus fut définitivement l’éclat de ma journée, slalomant entre scooters, voitures et camions peinturlurés, le vent dans les cheveux, de quoi apprécier les quartiers se succédant devant mes yeux. C’est pour l’instant mon moyen de transport préféré, bien qu’il ne permette que de courtes distances.

Le trajet en bus, bien que de 5h, fut très agréable. Entre le ronronnement du moteur, la mélodie des klaxons et les paysages défilant, j’y trouve mon aise, et je me surprends à apprécier cette longue contemplation. Il faut relever le confort du bus, aujourd’hui j’avais un siège, je prendrais pour la prochaine fois une couchette.

Par la vitre, les paysages changent, nous avons bien quitté Delhi, et arrivons dans une nouvelle région : le Rajasthan, plus poussiéreux, cela me semble familier, je reconnais cette atmosphère. Je sors du bus et entre dans ce capharnaüm vibrant, les regards sont plus insistants, les vaches traversent la route, les rabatteurs foisonnent, définitivement je suis en Inde du Nord.

Après avoir posé mes affaires à mon auberge, je sors en quête d’un chaï et je trouve LE petit café du quartier, je m’installe et commande non pas un, mais deux chai d’affilé, il s’agit bien du meilleur chaï que j’ai goûté jusqu’à présent, et à en croire le monde autour de moi je ne suis pas la seule à le savoir.

Quelques indiens avec qui je sympathise me confirment bien la renommé du lieu, j’y reviendrai demain pour mon chaï matinal. Les choses se faisant, je finis par aller dîner avec Ayan, jaipurien de souche : à peine arrivée, me voilà déjà avec un nouvel ami ! Il me propose de me faire visiter la ville demain, un rendez-vous est donc fixé.

De retour à mon auberge, et ce soir c’est le luxe : j’ai une chambre pour moi toute seule, personne d’autre que moi dans mon dortoir, une bonne nuit m’attends !

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  • 06.12.25

    le bruit de la ville qui ne s’arrête jamais – les tata trucks peinturlurés de tous côtés – le goût du marché aux fleurs

  • 31.11.25

    l’air pur des montagnes si précieux en Inde – la mélodie d’une flûte qui monte tendrement – les sommets himalayens qui se dévoilent à travers la brume – la tasse de thé fumante qui luit de ses reflets dorés

  • 26.11.25

    le manque de l’Inde

  • 23.11.25

    la pollution qui asphyxie mes poumons – la cacophonie de la ville – des murs imprégnés de rêves – le plaisir exquis d’une part de gâteau trop sucrée

  • 20.11.25

    comme un goût d’artificiel

  • 11.11.25

    les premières effluves de cuisine népalaise – le tintement du carillon sous la brise – les montagnes qui se découpent, telles des ombres chinoises, partout à l’horizon – le goût des momos tibétains qui fondent dans la bouche

  • 07.11.25

    de l’Inde au Népal

  • 06.11.25

    l’odeur fumeuse de la ville – le tintement joyeux des grelots secoués – les flammes hypnotiques qui dansent, toute la nuit durant

  • 31.11.25

    les effluves de poulet grillé – le bruit si familier et presque réconfortant des klaxons – la beauté époustouflante de cette finesse architecturale – le goût de l’Inde retrouvé

  • 28.10.25

    quelques sentiments d’inconfort

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